Labo HTH : Intimité performative

Dirigé par Matthieu Hocquemiller, Marianne Chargois et Matthieu Jedrazac au CDN HumainTropHumain du 16 au 21 janvier 2017.

Intitulé : Ce labo partira de cet apparent oxymore « intimités performatives » pour réfléchir à un double mouvement :
– une recherche autour de la notion d’intimité vu comme une construction sociale, culturelle et performative ;
– une recherche autour de la notion de performance et de la mise en scène de l’intimité, l’auto-portrait par exemple, dans lesquelles l’histoire individuelle est toujours le pli d’un tissage collectif.

Le laboratoire sera une immersion au sein du travail et des recherches de la compagnie, et dans lequel je ferai intervenir et participer différent(e)s complices qui accompagnent mon travail. 

M. Hocquemiller (http://www.acontrepoildusens.com)

Cinq étudiantes du master Création ont participé à ce Labo: Aïcha Euzet, Agnès Laboissette, Manon Petitprez, Emma Seine et Anaëlle Houdart, ainsi que dix autres personnes venues d’ici et d’ailleurs.

Six jours consacrés entièrement à la recherche autour des questions de l’intimité et sa performativité.

Plusieurs moyens d’aborder la question: écriture et corps (Marianne Chargois, performeuse et travailleuse du sexe entre autres), chant (Matthieu Jedrazac, chanteur lyrique et performeur) et mouvement (Matthieu Hocquemiller, danseur, performeur et programmateur du festival Explicit entre autres).

Pratiquer une pure technique vocale, corporelle ou d’écriture pour déconstruire et approcher au plus près la sexualité dans ses représentation, pratique et différentes réalités.

Notons qu’à plusieurs reprises, la technique nous a amenés à la création d’une double lecture d’une action: soit le performeur en train d’agir selon un protocole précis (comme suivre une partition musicale, une consigne corporelle ou d’écriture), soit un être humain en train d’agir avec son propre corps dans un temps et un espace précis (un cri, un mouvement de bassin, un récit intime).

Création de nos propres auto-fictions à partir d’un protocole qui fait dialoguer notre intimité, notre esthétique personnelle et une oeuvre déjà existante, à la manière des AUTO PORN BOX créées par Matthieu Hocquemiller et ses complices: déconstruire un récit personnel en regard d’une oeuvre ou d’une réalité elle aussi abordée par le prisme de notre subjectivité afin de dégager un sens et une forme performative de notre propre rapport à la question de la sexualité et à son inscription culturelle, sociale et politique.