Atelier de jeu avec Gabriel Calderon

Après deux semaines d’atelier entrecoupées du projet du Balcon avec Gabriel Calderon, nous pouvons dire que nous avons traversé de nombreux états, sentiments, difficultés, épreuves, exercices, obstacles, rigolades pour arriver à cette fameuse journée de présentation de travaux. Par exemple si je devais choisir plusieurs temps forts de cet atelier, je parlerais d’abord de la première séance où nous avons dû faire un exercice sur le texte sur lequel nous travaillions.

Premier exercice :

Pour commencer il fallait lire le texte trois fois en soulignant les choses qu’on ne comprend pas, qu’on aime et les axes qui nous semblent important. Cet exercice m’a permis pour mon cas de clarifier les relations entre les personnages mais cela m’a également posé un doute, une ambiguïté de l’interprétation du texte. Nous avons également fait une première lecture avec l’intention ce qui a permis de se familiariser avec le texte.

Second exercice marquant :

Une phrase de six mots pour résumer sa vie. Ex : « j’ai vu, j’ai cru, j’ai vaincu »

Puis toujours avec six mots décrire une période de sa vie dont on ne se rappelle pas.

«  Je sais que : je sais

                           Je ne sais pas »

« Je ne sais pas que je ne sais pas » « je ne sais pas que je sais »

Pour terminer cet exercice il a fallu faire une phrase de six mots mais en enlevant la lettre E, résumant sa vie. Ex : « J’ai appris mais jamais ça finit »

Exercice avec Agnès :

Répéter un texte que quelqu’un nous lit, d’abord en criant, puis en riant, lire son texte en appuyant le dos d’Agnès, elle s’appuie les mains contre le mur, puis la chaise en se tapant les cuisses avec un rythme puis en s’allongeant en murmurant le texte allongé sur le sol.

Remarque personnelle :

 « J’ai trouvé cet exercice très intéressant et très fort dans l’énergie et l’implication du corps. Voir Agnès dans cet état était presque de l’ordre de la transe, de la transcendance… »

Exercice d’échauffement « LE SAMOURAï » :

Travail sur l’écoute, la réactivité, la concentration, sur l’énergie.

Exercice raconter une histoire personnelle sur la mort :

Le but de cet exercice était de raconter une histoire personnelle de la mort de quelqu’un d’autre, se l’approprier mais raconter au mot près, au détail près que la personne l’a racontée.

TRAVAIL SUR LE TEXTE :

J’ai travaillé sur l’état, sur l’argumentation et sur le rythme ; par exemple pour mon cas, sur le rôle de Tadéo, la scène avec Anna, j’ai travaillé sur les différentes manières de dire : « je t’aime ». Puis travailler sur le rythme du dialogue, l’enchainement des répliques puis à « tu me fatigues » climax, rupture dans l’argumentation et monter dans l’énergie je t’aime est une nécessité !

Filage et enchaînement des scènes :

Nous avons dû apprendre à être à l’écoute, être ensemble, réactifs, donner de la vie dans l’espace. Et travailler sur l’anticipation pour lier les scènes entre elles.

La première représentation 14H30 :

Elle a eu lieu à 14H30 devant le public en salle de répétition, ce n’était pas mal joué mais nous étions tous dans la retenue ou dans le contrôle de faire les choses bien, nous avons manqué de prise de risque pour la plupart d’entre nous.

La seconde représentation à 19H30 : Nous avons pris plus de risques, nous nous sommes permis plus de fantaisie. Pour ma part j’ai essayé d’être moins dans le contrôle pour partir ailleurs d’une zone de confort où je suis habituée. Mais le théâtre est aléatoire à chaque représentation et je pense que nous aurions pu aller encore plus loin, plus à fond ! C’était une très belle expérience de travail et aujourd’hui c’est beau de voir avec le recul toutes les étapes par lesquelles nous sommes passés. Chaque expérience rend plus fort et nous apprend des choses sur nous-même en tant qu’individu et au sein d’un groupe.